27-03-2020 : Les petites fabriques de lien en temps de crise sanitaire !

Les GEM font de la résistance ! L’accueil au public ne peut plus se faire pour l’instant. Alors, partout, on s’organise pour tisser du lien, rester en contact…

Grâce au GEM, on partage, on fraternise, on fait ensemble, on cherche de l’en-commun, on se soutient chaque jour. On n’a pas d'objectifs à atteindre un jour ou l’autre. C’est notre travail et notre engagement à tous, au quotidien. C’est ça l’entraide mutuelle !

Au CNIGEM, pour continuer à vous soutenir, on vous soumet ce qui se fait déjà dans nos GEM ou ailleurs et on vous propose de collecter toutes les idées que vous testez pour en faire profiter le plus grand nombre.

L’entraide de l’entraide en action pour favoriser l’autonomie, l’autodétermination, le « prendre soin » de soi et de l’autre, quelles que soient les « différences », les « opinions », les modes de vie de chacun, parfois même les « originalités ».

Pour nous tous, il ne s’agit pas de prendre en soin ni en charge, pour ça, il y a des professionnels, vers qui on peut orienter quand on pense que cela dépasse nos compétences, nos savoir-faire.

Alors, comment ça se passe chez vous pour les adhérents, salariés, bénévoles, parrains, partenaires… et gestionnaires pour les GEM en cours d’émancipation ?

Nous pourrions par exemple collecter vos idées sous cette forme :

Voilà ce qu’on fait au GEM de … pendant le confinement ! 

Vous pourriez, si ce n’est déjà le cas, faire des fiches du genre :

« Avez-vous pensé à… ? »

Par exemple :

Et pour les nombreux adhérents qui n’ont ni ordinateur ni téléphone et qui se retrouvent seuls chez eux, sans aucun moyen de contact avec les autres, pendant cette période de confinement… Que peut-on imaginer ensemble pour maintenir un lien ?

Dans chaque GEM, on connait nos adhérents. On sait qui est isolé. Et souvent, on sait aussi qui vit près de chez soi. On pourrait, quand c’est possible, lui glisser dans la boîte aux lettres, la nouvelle attestation, avec un petit mot. Pour dire qu’on va faire ses courses à tel endroit, tel jour, histoire de se voir, même de loin, même pour un petit moment, dans le bus ou dans les rayons du magasin… ou partager quelques pas autour de chez soi en respectant les distances et les gestes barrières.

Il ne s’agit pas bien sûr, d’être intrusif, vous l’aurez compris. Il s’agit de veiller, comme on le peut. Et de maintenir cette veille. C’est impérieux !

Déjà, un peu partout en France, des veilles sociales se mettent en place pour garder le lien ! 


Pour faciliter la veille sociale entre adhérent, il est préférable de prévoir un temps d’échange avec les animateurs en fin de journée afin de « délester » les adhérents de ce poids si besoin. En effet, ceux-ci peuvent parfois ressentir une lourde charge émotionnelle, difficile à gérer en cette période de confinement.

Le parrain peut être également un bon interlocuteur. En discuter ensemble afin que tout le monde se mette d’accord et trouve la meilleure manière de fonctionner en ajustant les choses chaque fois que cela s’avère nécessaire.

Lors des appels, il faut tenter de distinguer les inquiétudes, les peurs, les angoisses avec les situations de détresse psychique qu’il vaut mieux réorienter vers les professionnels du soin ou de l’accompagnement…

Nous recevons de nombreuses questions sur le maintien ou non des animateurs de GEM à leur poste (en télétravail ou dans les locaux du GEM, lorsque cela n’est pas possible). Cela reste de la responsabilité de chaque GEM ou de son gestionnaire (en fonction des modes de gouvernances) et le CNIGEM n’a pas vocation à se substituer aux décisions de chacun. Nous sommes là pour vous conseiller et faire en sorte que tout se passe au mieux pour les GEM et leurs adhérents.

Restons solidaires, on a tous à inventer de nouvelles manières de vivre et de faire, de s’entraider !


Il écrit : « 

Voici un de ses poèmes :

La main verte

Le Poids d’un nuage, Editions Bruno Doucey, 2017